vendredi 30 juin 2017

de #Hugo à #Hamon ou la Résistance Humaniste contre #Macron


Pour une fois que Google attire notre attention sur quelque chose d'important:

Il y a plus de 150 ans, débutait le combat d'un homme contre l'impérialisme, la perversion d'une république à des fins économiques et le règne du jeune loup : Hugo face à Louis Napoléon Bonaparte dit Napoléon III, le II est mort en exil jeune sans avoir régné...

Il y a des proportions à garder, évidemment que notre Jupiter à nous est un empereur de carton pâte, Emmanuel Macron n'a rien de la stature de l'homme d'état qui lui permettrait de renverser une république pour y coller un système monarchique, avec une chambre des députés réduite à une chambre d'enregistrement sans aucun pouvoir.



Mais, mais...il y a des similitudes.
La tentation monarchique,  elle y est bien. On s'en moque mais cela cache un certain malaise, quand même, la République est vieillissante, au contraire de l'avortée de 1848, la nôtre n'en finit pas de mourir dans une oligarchie malsaine, au service des lobbies , au service d'une poignée de favorisés.
Pour la première fois depuis longtemps, nos enfants risquent de vivre moins bien que nous.
La pauvreté ne cesse de croître.

En 1850, cela fait déjà trois Révolutions, 4 coups d'état contre la volonté du Peuple de faire régner la Démocratie et la Justice Sociale, il en faudra encore une autre, de Révolte, sanglante également, de combats et de luttes, afin d'instaurer la Troisième République qu'un Philippe Pétain mettra à mal, et c'est de ce même sang de lutte pour un idéal contre une idéologie de haine et perversion, celui des Résistants, que notre République et notre Démocratie, avec ses principes de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, et sa justice sociale, son socle de sécurité sociale, pour tous, pourra enfin en 1945 émerger du CNR. Une belle avancée de ce qui était, à l'époque, une vraie Lumière dans le Monde, la France!

Oui, la France qui, des années plus tard , souffre des traîtrises de ses dirigeants face à l'idéal de ceux qui sont morts pour elle, de 1789 à 1945, en passant par 1850...car nous en sommes là...


Oui, la France dont on veut mettre à mal les principes d'égalité et de fraternité, tandis qu'on nous muselle notre Liberté, dans l'état d'urgence qui ne rime plus à rien, dans la débauche impudique du racisme, du libéralisme outrancier, d'un ultra réalisme pornographique qui veut terminer la mise à mort du code du Travail....

Oui, le travail dont Hugo parlait justement dans son discours du 30 Juin 1850 :

"Et au milieu de tout cela le travail sans relâche, le travail acharné, pas assez d'heures de sommeil, le travail de l'homme, le travail de la femme, le travail de l'âge mûr, le travail de la vieillesse, le travail de l'enfance, le travail de l'infirme, et souvent pas de pain, et souvent pas de feu, et cette femme aveugle, entre ses deux enfants dont l'un est mort et l'autre va mourir, et ce filetier phtisique agonisant, et cette mère épileptique qui a trois enfants et qui gagne trois sous par jour ! Figurez-vous tout cela et si vous vous récriez, et si vous doutez, et si vous niez...
Ah ! Vous niez ! Eh bien, dérangez-vous quelques heures, venez avec nous, incrédules, et nous vous ferons voir de vos yeux, toucher de vos mains, les plaies, les plaies saignantes de ce Christ qu'on appelle le peuple !"
Ces mots sonnent mal, car ils nous renvoie à une réalité bien moins cruelle il est vrai, mais dont le spectre ne semble pas si loin.

Qu'on songe à ces gens qu'on nomme "migrants" pour leur dénier toute humanité et la  bienveillance, compassion qui vont avec....
Qu'on songe à ceux qui sont mal logés, qui attrapent le saturnisme dans des logements insalubres à Paris, entassés dans des pièces minuscules, dont justement il serait plus juste de les nommer des caves, comme dans ce discours de Hugo, qui parle du peuple des caves...


Qu'on songe à ces travailleurs qui dorment dehors, dont on démonte les pauvres abris de fortune, et qui s'entassent dans leur voiture quand ils sont "chanceux"...
De ces couples de retraités dont on constate, que , comme Esmeralda et Quasimodo, ils ont préférés se suicider ensemble plutôt que de se faire expulser de leur logement, dont leur retraite modeste ne leur permet plus d'entretenir l'endroit...

"Je suis tombé par Terre, c'est la Faute à Lemaire"
"Le nez dans le ruisseau, c'est la faute à Sarko"
"Si j'suis tombé sur le Fion, c'est la faute à Macron"
"Je crois que j'ai mal aux tripes, c'est la faute à Philippe"

C'est vrai que Gavroche serait sans doute Ghassan, maintenant, un jeune érythréen fuyant la dictature et étudiant le jour, SDF la nuit, sauf qu'on le traquerait pour l'expulser...Sans doute...

Demain, nous allons vers la naissance d'un mouvement, le premier Juillet 2017.


Un jour où un homme, Benoît Hamon, va sans doute impulser un mouvement où les Gavroche, Ghassan, Esmeralda, Fantine qui serait Fanta, mère faisant des ménages au noir et vivant dans une cave, Cosette, sa fille serait Coco, passant de foyer en famille d'accueil , un mouvement où  tous ces gens là auraient un avenir et seraient l'avenir de la France.


Un mouvement  pour un futur où le travail ne sera pas synonyme de servitude.
Un mouvement où les hommes et les femmes de bonne volonté seront tous un peu des Hugo, en quelque sorte, des Semeurs d'Espoir.

Rosa Elle.



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