dimanche 11 juin 2017

Dérives de la protection de l'enfance en Angleterre


Les Services de la Protection de l'Enfance qui déraillent,  ce n'est pas nouveau !


Rappelez-vous, en 1994, un film magnifique et poignant "Lady Bird" de Ken LOACH ... qui raconte l'histoire d'un acharnement subi par une mère et ses enfants, en Angleterre, une histoire vraie ... et cette femme, c'est une femme parmi beaucoup d'autres ...

Trente ans après, on apprend que désormais les services sociaux sont, récompensés, voire rémunérés afin d'encourager ce type de "représailles", en vue de "favoriser" l'adoption ...

Ces abus me donnent envier de crier, je l'avais déjà fait par le passé à travers un poème, alors plutôt que de lancer un nouveau cri, je vous "livre" ce cri, puisque que malheureusement, rien n'a changé.




Lady Bird poème-hommage au film de Ken Loach et à toutes ces mères,
tous ces enfants que l'on sépare, pour des raisons plus que discutables,
au lieu de leur apporter soutien et bienveillance ...

************


Lady Bird,
Que connais tu de la vie ?

Ton père qui frappait ta mère
Ta mère soumise à ton père

Ce père qui venait la nuit
Près de toi au creux du lit

Quatre hommes venus dans ta vie
On tout détruit comme lui !

Dans la fièvre et dans le bruit
Tu t'enfuyais dans la nuit

Chacun d'eux laissa un fruit
Que dans ton cœur tu chéris

Seule avec tes babies
La vie était dure Lady

Dans un foyer réfugiée
Pour te changer les idées

 

Envie de Karaoké
D'une soirée de liberté

Pour plus de sécurité
A clef ferma la chambrée

L'incendie s'est déclaré
Et ton aîné fut brûlé

Convoquée par le constable
Tu fus déclarée coupable

Et une fois cataloguée
Plus moyen d'y rien changer

Ils prirent ton enfant blessé
puis vint le tour des bébés

Tu t'es retrouvé sans rien
Tes enfants étaient ton bien

Une nuit dans un café
Un soir de Karaoké


Le désespoir donnait le ton
Tu pleurais dans ta chanson

La souffrance il connaissait
Ce latino du Paraguay

Ma lady au cœur meurtri
Il t'a choisi pour la vie

Rebelle au creux de ses bras
Ta souffrance, il apaisa

Mais si vous étiez plus fort
S'acharna le mauvais sort

Votre bébé une fois né
Votre vie décortiquée

Mauvaise mère cataloguée
Et un papa sans papiers

Ce bébé que vous aimiez
De force vous fut retiré

 
  
A peine né, ils vous l'ont pris
Aucun lien ne fut permis

Puis, vint un nouveau bébé
et tu voulais le garder

Dans ton ventre à l'abri
Tu refusais sa sortie

Vous avez recommencé
Et fait 3 autres bébés

Quelque part dans cette ville
Vous êtes, ENFIN, une famille !

  

La morale de ce poème: Ecoutez les cœurs meurtris!


  


Je ne me trompe pas, c'est bien le boulot des services de protection de l'enfance, d'écouter les cœurs meurtris ?

Cette mère n'est pas parfaite c'est une écorchée vive, elle a commis des erreurs, avoir son père qui vient la nuit, ça n'aide pas à se construire, le "symptôme", mecs violents à répétition est là pour le confirmer ... Mais depuis quand le fait de ne pas avoir de papiers fait de vous un père indigne ???

Elle a une petite chance cette femme, d'avoir, enfin, une "vraie" vie, et au lieu de lui tendre la main, on lui enfonce la tête sous l'eau en lui prenant son nouveau-né ... On le fait parce que les pères précédents étaient des "cogneurs", ce que n'est pas le père de ce bébé ... et on va le faire encore et encore, alors que c'est le même papa et qu'ensemble ils font face, leur couple résiste contre vents et marées ...

Vous allez me dire que cette histoire est romancée ? Regardez les documentaires, lisez les articles "sérieux", ce type de situation existent en Angleterre, c'est bien là le drame ... D'ailleurs dans la situation décrite dans ce film, les services sociaux finiront pas céder, mais le couple ne reverra jamais les enfants qu'on lui a enlevé ... (je ne parle même pas des enfants des autres pères ...). La loi anglaise permet ce type de situation !

Laisser les enfants coûte que coûte dans des familles nocives, n'est pas souhaitable, (le problème en France ce serait plutôt celui là), mais les retirer trop facilement non plus !

Sinon, c'est que je n'ai rien compris, et alors, en tant qu'assistante sociale, il faut que je change de métier ! Il est un peu tard pour ça, à la veille de la retraite !

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