lundi 12 juin 2017

La République des chats du quartier : le partage du pain

Dans le quartier il y a des chats.

Des chats très domestiques. Aucun n'est un chat de gouttière, ni livré à lui-même.

Il y a des chats chez les gens du quartier.




Pas chez tous, mais on est pas mal de gens à avoir un chat, ou plus d'un, à la maison.


Oui, nous avons un chat à la maison. Il est beau. Il vient d'un autre quartier du secteur, où des chats abandonnés prospèrent, et des associations s'occupent tant bien que mal de rendre la vie des chats perdus un peu plus facile, un peu moins encombrante pour les humains ... nous avons récupéré cet enfant perdu à l'âge de quelques mois. Il y a 9 ou 10 ans.

Les humains aiment les chats. Surtout quand ils sont bien rangés, bien élevés, bien propres, ... bien sous tous rapports !

Un chat c'est un peu comme un enfant de la maison. Pour certaines personnes c'est pas qu'un peu.

Il y a des chats qui dorment avec leurs "maîtres", d'autres qui ont choisi, ou pas, de dormir là où les "maîtres" laissent le champ libre ... ce sont des indépendantistes.

J'ai toujours observé les êtres vivants autour de moi. Comprendre les autres ça me parle.

J'ai appris à parler avec les chats, et pas seulement en paroles. Ils ne disposent pas de la parole, ils peuvent comprendre un certain nombre de choses qu'on leur dit, mais ils comprennent surtout ce qu'on fait.

Le langage corporel, ça leur parle.

Les chats sont des êtres sociaux. Comme nous.
Ils s'organisent en sociétés, comme nous.
Ils ont des territoires, comme nous.

Les chats sont des être vivants très compatibles avec les humains.

Dans le quartier ils ont instauré une république. La République des chats.

Il y a une forme de démocratie. Bizarre parfois, mais efficace.

Ils fonctionnent selon des règles proches des nôtres. Ce sont peut-être eux qui ont inspiré les égyptiens de l'antiquité pour organiser le royaume de Pharaon. Qu'en sait-on finalement ?

Les chats du quartier ne vivent pas à l'abandon. Mais ils peuvent s'abandonner à des pratiques surprenantes.

Si je donne à manger au chat de la maison, ce que je fais le matin, en règle générale, de manière assez prioritaire en me levant, la plupart du temps ça motive de sa part un réveil spontané. Il vient se frotter contre mes jambes, pour me saluer, et me raconter sa nuit, se débarrasser de quelques poils, et il mange.

Une partie de la gamelle terminée, il se montre, bien en évidence sur le passage où je peux me trouver, pour faire des ronds autour de moi et me forcer à le suivre jusqu'à la porte.

Il a une trappe côté garage, pour sortir librement, mais il veut sortir par la porte d'entrée !

Donc il m'invite fermement à lui ouvrir la porte.



Si je tarde trop, il se tourne, de manière à me montrer son arrière-train, avec l'air de faire la tête.

Je finis par regarder vers lui en lui disant "allez, on va sortir ?", et il va vers la porte que je lui ouvre.

Il passe beaucoup de temps à l'extérieur de la maison. Il revient en milieu ou en fin de matinée.

Entretemps sa gamelle se vide.

J'ai beau faire, normalement sans aucun bruit, sa gamelle se vide sans que le chat ne réapparaisse.

Quelquefois, si j'arrive en vue de la gamelle, il peut survenir que j'aperçoive un autre chat qui se délecte. Entré par la la trappe à chat. Il y a deux ou trois chats du voisinage avec lesquels le chat de la maison a fait un deal. Ils peuvent venir piquer dans sa gamelle.




 
Il le sait, je l'ai vu regarder un copain à lui en train de manger sous ses yeux. Normal. C'est entendu comme ça.

Pendant que le chat d'un voisin vient manger à la maison, lui va manger chez un autre voisin.

Les chats sont d'un apparent individualisme forcené, vis à vis du reste du Monde, mais il y a une chose qui m'avait échappée. Ils aiment la diversité ... des repas.

Du coup toute une société locale s'est organisée pour permettre à un maximum d'entre eux de choisir ce qu'ils mangent.

Partager c'est tellement mieux. 




7 commentaires:

  1. curieux ! Il y a aussi dans mon quartier une société féline. Je n'ai pas de chat à la maison, mais j'ai des chats visiteurs. Ils viennent manger dans une gamelle que je laisse devant la fenêtre, ou simplement échanger quelques amabilités avec nous. Puis disparaissent des jours entiers. On les voit dans la rue, toujours courant. Sur les toits, bondissant d'un mur à l'autre, toujours aussi souples et parfaits dans leurs gestes. Fascinants .., et parfaitement libres !

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  2. Oui, les chats nous ont adoptés, nous les humains, comme compagnons d'existence...

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  3. Tout cela est synonyme de respect de la société établie.

    Les hommes devraient s'en inspirer un peu plus.

    J'en profite, car je suis en déplacement pro à 5h de chez moi, pour adresser une tendre pensée à ma minette. Des croquettes en mode cache cache pour me faire pardonner mon absence.

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  4. Ah, Chat ira, Chat ira! Chat ira!

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  5. Moi, j'en ai 4 et je les adore tous,le seul souci ils rentrent et sortent jamais en même temps, je peux dire qu'ils me font faire des pas, et oui, j'ai pas de chatière, je compte plus le nombre de portes que j'ouvre et ferme😆
    Nikou

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  6. Moi mon job c'est portier pour chat !!
    Même la chatière se plaint d'inactivité quand je suis là !!!

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  7. Coucou François
    Moi je suis plutôt chien chien à sa mémère genre je rogne mon os en capitaliste et je cours après ces saletés de socialistes de chats !! je t'ai laissé une vieille histoire de chat à moi
    Sinon c'est une super idée !

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